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L’importance d’une communication claire et efficace avec un parent qui lit et écrit difficilement
Le parent faible lecteur ne diffère pas des autres parents quand il s’agit de son enfant. Lui aussi souhaite que son enfant réussisse dans la vie. Il veut pouvoir le protéger, en prendre soin, l’aider, l’accompagner et être fier avec lui des efforts qu’il fournit. Ce parent a le droit d’être informé et il a le droit de recevoir de l’information adaptée à ses capacités. Un parent bien informé devient un collaborateur précieux pour l’enseignant et pour l’école et surtout un allié dans la réussite scolaire de son enfant. Quand l’information est accessible, tout le monde y trouve son compte. L’école, l’enseignant et le parent savent qu’ils peuvent compter l’un sur l’autre. Le parent n’a pas besoin qu’on lui répète l’information. Il participe aux rencontres plus volontiers. Il y a moins d’erreurs et d’incompréhension. Le parent se sent valorisé, l’enseignant se sent soutenu et l’enfant se sent important pour l’un et pour l’autre.
La communication avec le parent faible lecteur est tout aussi importante quand l’enfant fréquente un centre de la petite enfance. Le parent peu alphabétisé a besoin de comprendre dans ses propres mots comment son enfant se développe et comment il peut l’aider à se développer. La communication efficace avec ce parent devient donc un facteur de développement pour l’enfant et, plus tard, un facteur de réussite scolaire.
L’enquête internationale sur l’alphabétisation des adultes (EIAA)
L’EIAA est le fruit d’une collaboration des gouvernements des sept pays de l’OCDE, dont le Canada, et de trois organismes intergouvernementaux. Cette enquête a permis de décrire, de comparer et de mesurer les capacités de lecture des adultes dans différentes activités de leur quotidien. Les capacités de lecture des participants ont été évaluées selon trois types de textes qui font appel à des stratégies et à des capacités particulières :
- les textes suivis (articles de journaux ou de revues, brochures, dépliants);
- les textes schématiques (tableaux, listes, cartes routières, diagrammes);
- les textes au contenu quantitatif (textes variés contenant des opérations mathématiques).
Les participants ont dû exécuter un grand nombre de tâches reliées au contenu de chaque texte, ce qui a permis de les classer selon cinq niveaux de capacités de lecture, le niveau 3 étant le niveau minimal de compétences nécessaires à la vie quotidienne.
Au Canada, 52 % des adultes francophones sont peu alphabétisés. Ces personnes ont des capacités de lecture de niveau 1 et de niveau 2, selon les résultats de l’EIAA.

Source :
Tiré des Actes du colloque « Pour une société pleinement alphabétisée », 2000, p. 51.
Plus de la moitié des adultes canadiens francophones ont donc de la difficulté à lire, à écrire, à communiquer oralement et à utiliser l’information écrite dans leur vie quotidienne. Toutes ces personnes ont le droit d’être informées et de recevoir une information adaptée à leurs capacités.
Comment communiquer plus efficacement avec ces personnes
Pour arriver à communiquer de façon efficace avec toutes ces personnes il ne suffit pas d’appliquer une série de règles pour écrire ou parler simplement. Il est indispensable de connaître ces personnes, de connaître leurs stratégies d’apprentissage et ce qui fait obstacle à leur compréhension dans la communication tant écrite qu’orale.
Que savons-nous de la personne qui a de la difficulté à lire et à écrire?
La personne dont les capacités de lecture se situent au niveau 1 ou au niveau 2 n’est pas toujours consciente de son problème. Elle appréhende les changements et elle manque d’estime personnelle et de confiance en elle. Cependant, elle a les mêmes préoccupations que les autres Canadiens : la santé, l’éducation et le travail. Comme elle ne lit pas, elle ne prend pas connaissance de l’information transmise par écrit, elle n’en parle jamais et ne note aucune information ni instruction importante. Enfin, elle évite de se trouver dans une situation où elle devrait lire.
Comment cette personne apprend-elle et comment s’informe-t-elle?
La personne en difficulté de lecture et d’écriture préfère s’informer à partir de témoignages ou en échangeant avec son entourage. Elle privilégie les façons de faire traditionnelles et évite de se servir des nouvelles technologies comme l’ordinateur ou le guichet automatique. Elle apprend par l’observation et mémorise une information si elle est répétée souvent. Cette personne se fie à son entourage quand il s’agit de prendre connaissance d’une correspondance de nature administrative ou juridique ou de remplir un formulaire. Si elle doit se présenter devant une personne, elle se fait accompagner.
Obstacles dans les communications écrites
La communication écrite est inefficace quand…
- l’information ne correspond pas au besoin de la personne;
- l’objectif de la communication n’est pas clair ou n’est pas présenté au départ;
- le style est indirect et la structure des phrases, complexe;
- le vocabulaire n’est pas familier;
- le contenu manque d’organisation.
Obstacles dans les communications orales
Les obstacles que recèlent les communications écrites se retrouvent dans les communications orales. À ces obstacles s’ajoutent d’autres difficultés :
- le débit est trop rapide;
- le communicateur est distrait, sa qualité d’empathie et d’écoute est faible;
- l’information transmise est trop abondante, complexe ou non familière.
En résumé
Pour communiquer de façon claire et efficace avec une personne qui a de faibles capacités de lecture, il faut :
- apprendre à connaître cette personne;
- comprendre ses difficultés à lire et à écrire;
- tenir compte de ses problèmes de compréhension;
- adapter les messages à ses besoins et à ses capacités.
Les ateliers de formation de la Fédération canadienne pour l’alphabétisation en français (FCAF)
Communicateurs efficaces , une division de la FCAF,offre des ateliers de formation sur mesure pour répondre aux besoins des organismes ou des entreprises qui désirent mieux communiquer avec les personnes qui savent peu lire et écrire.
Écrire simplement consiste enun atelier d’une ou de deux journées organisé pour
- se sensibiliser à tout ce qui fait obstacle à la lecture et à la compréhension;
- apprendre à connaître les caractéristiques d’un faible lecteur;
- se familiariser avec les règles de base de l’écriture simple;
- commencer à développer l’habitude de les appliquer.
Les exercices pratiques sont construits à partir de documents écrits fournis par le client.
Pour des communications orales claires est un atelier d’une journée offert pour
- apprendre à adapter les messages verbaux à une clientèle particulière;
- prendre l’habitude de vérifier si le message est bien compris;
- apprendre à tenir compte du niveau de compréhension de l’interlocuteur ou de l’auditeur.
On y présente les obstacles à la communication par le truchement de témoignages et de mises en situation et l’on propose des stratégies pour communiquer de façon claire et efficace au téléphone et lors d’une rencontre face à face.
Pour en savoir plus au sujet des formations, veuillez communiquer avec :
Fernan Carrière
Communicateurs efficaces
Fédération canadienne pour l’alphabétisation en français (FCAF)
235, chemin Montréal, pièce 205
Ottawa (Ontario) K1L 6C7
Téléphone : (613) 749-5333, poste 226
Sans frais : 1 888 906-5666
Courriel : fcarriere@fcaf.net
Site Web : www.fcaf.net
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