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Enfants de familles à faible revenu, enfants à risque
Les enfants de familles à faible revenu risquent d’avoir de la difficulté à atteindre les niveaux élémentaires de lecture et d’écriture. Leurs perspectives d’emploi s’en trouveront réduites et leur santé et leur estime de soi en souffriront. Enfin, ils s’exposent davantage à faire un séjour en prison. Statistique Canada nous apprend qu’en 2000 plus de 25 % des enfants canadiens de moins de 18 ans vivaient dans des familles à faible revenu. Lily Dyson, professeure en psychopédagogie et en éducation de l’enfance en difficulté à l’Université de Victoria ne se laisse pas abattre par un tel scénario. Au contraire, elle s’emploie à modifier la situation et obtient des résultats très prometteurs.
Financée par le Réseau canadien de recherche sur le langage et l’alphabétisation et le Conseil de recherche en sciences humaines, Lily Dyson a examiné l’influence d’un milieu à faible revenu sur le développement et les habiletés en lecture des enfants. Sa recherche a démontré une fois de plus que les enfants de familles à faible revenu ont un vocabulaire plus pauvre que les enfants de familles à revenu plus élevé. Ils ont plus de difficulté à comprendre ce qu’ils lisent et leurs phrases sont moins bien structurées. Enfin, l’écart entre leurs niveaux d’alphabétisation respectifs s’élargit avec chaque année scolaire.
Lily Dyson propose une solution intelligente
Cette professeure a conçu une stratégie toute simple : une participation directe à l’apprentissage de la lecture des élèves d’écoles primaires venant de familles à faible revenu. Il s’agit de séances d’enseignement de 20 minutes par tutorat trois fois par semaine. Les séances sont combinées à des périodes de lecture à la maison. Le projet a reçu un appui positif tant de la part des enseignants que de celle des parents.
Les séances de tutorat ont lieu à l’extérieur de la classe. Toutefois, grâce à leur étroite collaboration, les intervenants et les enseignants mettent en œuvre une stratégie d’enseignement intégrée et intelligente, qui permet à chaque élève d’avoir plus de contrôle sur ses apprentissages. Elle encourage une participation plus active en définissant bien les objectifs que chaque élève doit atteindre. Le tutorat vise à améliorer le vocabulaire, la compréhension et la fluidité verbale. À la suite d’une séance de lecture, les élèves sont amenés à réfléchir à ce qu’ils viennent d’apprendre pour renforcer l’apprentissage.
Une solution simple et intelligente pour des résultats prometteurs
Aux fins de cette recherche, on a séparé les élèves en deux groupes. Dans un groupe, les élèves ont reçu un enseignement particulier ou un tutorat de la part d’étudiants universitaires pour améliorer leurs capacités de lecture et, dans le groupe témoin, les élèves ont reçu l’enseignement ordinaire en classe.
Chez le groupe d’élèves dont le niveau de lecture se situait au départ sous la moyenne, on a observé une amélioration dans trois domaines d’habiletés : la reconnaissance des mots, la compréhension de la lecture et l’ensemble de la lecture. Voici un exemple qui en dit long sur les résultats obtenus : un élève de 5e année, qui est apathique à l’école, qui a des comportements perturbateurs et antisociaux et qui n’est exposé à aucune forme d’alphabétisation à la maison, a vu ses capacités de lecture faire un bond de deux niveaux après avoir reçu un enseignement particulier de la part des assistants de recherche.
D’autres projets
Lily Dyson poursuivra ses recherches sur l’alphabétisation des enfants. Elle étudiera les derniers effets observés de l’intervention précoce sur l’amélioration des capacités de lecture et d’écriture chez les enfants de familles à faible revenu. Elle vient de recevoir du financement qui lui permettra d’explorer le développement de l’alphabétisation chez les enfants de familles à faible revenu. Ce projet sera en quelque sorte un suivi des enfants qui ont ou qui n’ont pas fait l’objet de sa première intervention.
Pour en savoir plus, communiquez avec
Lily Dyson
Université de Victoria
3800 Fennerty Road
Victoria (C.-B.) V8Q 5C2
Téléphone : 250-721-7211
Télécopieur : 250-721-7212
Courriel :
ldyson@uvic.ca
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