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Communiqué de presse - 31 août 2004
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| Une femme de l'Ouest qui a appris le français par amour |
Domrémy, 31 août 2004. - Le 8 septembre, Journée internationale de l’alphabétisation, est l’occasion parfaite pour présenter l’histoire d’adultes qui ont réussi à apprendre et ont relevé des défis. Le Service fransaskois de formation aux adultes présente l’histoire de Gail Enright, gagnante du Prix de la Francophonie en alphabétisation pour l’Ouest et le Nord. Cette mère de famille anglophone de 40 ans a appris à parler, à lire et à écrire en français par amour de son mari, mais aussi de la langue française. De toute évidence, Gail Enright déjoue les statistiques, car d’après une étude menée par le Service fransaskois de formation aux adultes, le français a plus de chances d’être transmis quand la mère est francophone.
« Quand j'ai commencé à sortir avec Laurent Lalonde, mon mari, je savais qu’il était francophone pas juste à cause de son nom mais aussi parce qu'il parlait français avec ses amis et sa famille. J’avais pris un cours de français au secondaire (ça fait longtemps !) et tout ce dont je me souvenais, c’était comment dire Bonjour. [...] On a décidé de se marier et dans notre contrat de mariage, j'ai accepté deparler français avec les enfants jusqu'à l'âge de cinq ans.
Je me suis inscrite dans ma première classe de français. Je voulais être capable de parler en français à mon enfant. J’ai pris plusieurs cours en français durant beaucoup d’années, et je me suis améliorée. […]. J’ai réalisé que la francophonie était très fragile.
Aujourd’hui, la famille de Laurent me parle toujours en français. Je me suis intégrée très bien à sa famille et à la communauté francophone. Je suis fière de dire que je ne suis pas la cause de la fin de la culture francophone dans la famille de Laurent, mais plutôt que j’ai laissé cet héritage à nos enfants. D’avoir appris le français m’a ouvert tellement de portes. Grâce au français, je n’ai jamais manqué de travail. J’ai une garderie francophone à la maison; les gens de la communauté francophones me connaissent bien […]. J’encourage les gens à prendre des cours de français. Je crois qu’on n’est jamais trop vieux pour apprendre. »
Gail Enright a réalisé très vite qu’elle pouvait choisir la langue de sa famille. Gail et son mari Laurent forment un couple « exogame » appelé aussi « interlingusitique ». Or, selon une récente étude menée par le Service fransaskois de formation aux adultes en mars 2004, les chances que la langue française en Saskatchewan se transmette sont de 74 % lorsque les deux parents sont francophones. Toutefois, le taux de transmission du français baisse à 11 % lorsque la maman seule est francophone. Selon ces statistiques, la famille de Gail avait peu de chances de continuer à parler français.
Le Service fransaskois de formation aux adultes encourage les personnes comme Gail à suivre des ateliers de français. Depuis ses débuts en 1986, le Service fransaskois a offert des formations en français à des centaines d’adultes. Si vous connaissez des personnes qui souhaitent améliorer leur français ou l’apprendre, invitez-les à téléphoner au Service fransaskois de formation aux adultes au (306) 423-5535. Les cours se donnent à temps partiel une fois par semaine.
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