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Communiqué de presse - 8 septembre 2007
Le 8 septembre : Journée internationale de l’alphabétisation

Ottawa, le 8 septembre 2007. - Janice Gauvin a perdu son emploi il y a plus d’un an, lorsque l’usine où elle travaillait depuis sept ans a fermé ses portes. Elle veut à tout prix trouver un autre emploi. Elle se rend vite compte qu’elle doit améliorer ses compétences en lecture et en écriture.

À quarante-huit ans, elle s’inscrit dans un Centre d’alphabétisation près de chez-elle. Aujourd’hui, elle veut prendre d’autres cours pour réaliser un vieux rêve : avoir son propre restaurant où elle ne servirait que des mets acadiens.

 

« J’ai beaucoup plus confiance en moi… À chaque matin, j’ai un but. Je suis très contente d’avoir eu la chance de m’épanouir, de grandir, de rêver. »

Janice Gauvin, Dieppe (Nouveau-Brunswick)

 

Guylaine Frenette, de North Bay (Ontario) a décroché de l’école à 16 ans.  Elle se débrouille quand même au travail.  Mais elle se rend bien compte qu’il y a des limites à ce qu’elle peut faire.  Lorsque ses enfants commencent l’école, elle prend conscience que ses connaissances scolaires sont insuffisantes : elle ne peut pas les aider à faire leur devoir.  C’est en fréquentant un centre d’alphabétisation à quarante ans qu’elle prend goût aux études.

 

« Quelle joie d’apprendre dans un climat de confiance et de bonne humeur où personne ne te juge, même si tu sors des phrases qui n’ont aucun sens ou si tu fais répéter la formatrice trois fois la même chose.  L’entraide entre apprenants nous montre l’importance de se faire confiance et de ne pas être gêné.  »

Guylaine Frenette, North Bay (Ontario)

 

Réapprendre à lire et à écrire n’est pas facile, à n’importe quel âge.  Mesdames Gauvin et Frenette ont montré que c’est possible. Au Canada, neuf millions de personnes ont de la difficulté à comprendre ce qu’elles lisent. 

  • Ces personnes ne comprennent pas assez bien ce qu’elles lisent pour utiliser l’information contenue dans des documents, tels qu’un formulaire de demande d’emploi ou la lettre que l’école envoie aux parents au début de l’année scolaire. 
  • Elles ne se rendent pas toujours compte qu’elles ont un problème jusqu’au jour où un événement provoque ces personnes à agir.  
  • Une étude de Statistiques Canada révèle que les personnes qui cessent de lire sur une base quotidienne après avoir quitté leurs études perdent leurs compétences en lecture.  Voir le résumé de cette analyse : http://www.statcan.ca/Daily/Francais/070706/q070706b.htm.  

L’alphabétisation, c’est l’affaire de tout le monde
Plusieurs études montrent que la faiblesse des compétences moyennes en lecture et en calcul dans la population a un coût élevé.

Réduire la disparité entre francophones et anglophones au Canada

  • 56 % de la population de langue maternelle française se trouve dans les catégories les plus faibles d’alphabétisme, comparativement à 39 % de la population de langue maternelle anglaise.

La Fédération canadienne pour l’alphabétisation en français s’est fixé comme objectif de rehausser le niveau moyen d’alphabétisme des francophones à un niveau équivalent à celui des pays les plus performants sur une période de dix ans (Lire le Rapport annuel 2006-2007 de la FCAF : http://www.fcaf.net/documents/pdf/rapportsannuels/rapportannuel20062007.pdf
Pour réaliser cet objectif, elle a élaboré des plans de rattrapage pour chaque province et territoire.

La FCAF compte mobiliser tous les secteurs de nos communautés pour mener à bien cette initiative.

 

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Pour obtenir plus de renseignements, veuillez communiquer avec le directeur des communications, Fernan Carrière, au (613) 749-5333 poste 226.

Pour les enfants, la première école, c’est la  maison…  Pour obtenir plus de renseignements sur les programmes et activités d’alphabétisation familiale à l’intention des parents d’enfants d’âge pré-scolaire : http://www.fcaf.net/alphafamiliale/pourlesenfants.html.